On se donne
On donne
La langue au chat
Un mauvais renseignement
On se dédit
On dit
Du mal du voisin
Qui a mal pris
Mon violon
De je ne sais plus qui
Mais pas vraiment à moi
Qui rêvassais
Comme le chat sans langue
Que j’ai sauvé
D’un miaulement sans espoir
Le soir
Où la chose arriva
A mauvais port
J’en suis témoin
Contraint et forcé
Par deux bracelets
Dont on avait perdu les clés
Dans l’affolement
Et la fuite et le saut
De toit en toit
Esquivant balles et cheminées
Mais toujours en avant
Tant qu’il y aura de la pellicule
Il y aura des gags
A se décrocher
Le long de la gouttière
Qui contourne la fenêtre
De la belle
Au sommeil nu
Bien gardé
Par un autre voisin
Parvenu là bien avant moi
Et sans ma bénédiction
Alors, que faire ?
Comment sortir de ce dilemme ?
Je suis le roi des fainéants
Je vais me taire
J’en sortirai comme je suis entré :
Par effraction
Par jeu de mots
Il faut bien
Que toute histoire ait une fin
Et dans sa course, la belle étoile
Eteignit la lumière du réverbère
Tourna sept fois sa langue
Longue en bouche
Comme un drôle de vin
Et ne dit plus rien
Même pas au-revoir