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Fleurs fanées

Chanson

Poème

Cri

Attente

Déception

Mots

Déchainés

Au sens propre

L’autre est parti

Au bras d’une mariole

Qui passait

A cheval

Le long d’un champ

En jachère

Comme l’esprit

De l’écrivain

Endormi

Sur ses feuilles

De laurier

Blanchies

Par la nuit

Sans lune

A qui parler

De son malheur

De son vieillissement

De son hypocondrie

Lune absente

Car elle en a vu d’autres

En a ri d’autres

Sans plus de succès

Bref

Nuit noire

Dehors et dedans

Le chant des sirènes

Etant, lui aussi, une sornette

L’homme,

Car il en est un

Fait son deuil

Ferme d’un coup sec

Ses paupières

Son clapet

Et sa boite à malices

Vide à cette heure

Après avoir tout donné

Pour un amour sans prix

Sans lendemain

Et sans espoir

Mais, faut bien vivre

Du moins le dire

Et faire semblant

Alors il arbore

Son sourire festif

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Bidon

Aussi longtemps

Qu’un regard possible

Accrochera la ligne de ses pas

Perdus

Pour lui-même

Et s’endormira

Rêvant

Peu importe de qui

Ni de quoi

Avec l’espoir imbécile

Et lâche

Et inutile

D’un cadavre

Retrouvé par hasard

Enfin exquis

Reconnu tel

Pour une fois

 

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