La mer a déjà été bue
Et je n’ai pas d’autre solution
Que de sauter par-dessus les ponts
Qui font des ronds
De cocotier en cocotier
Je n’ai pas d’autre raison
Que de passer le temps
Que de bruler le peu d’encens
Qui déborde de mes poches
Depuis les nuits sans lune
Les nuits craintives de l’enfant
Que je ne cesse d’être malgré mes efforts
Et les années qui s’accrochent à ma peau
Sans percer ni la cuirasse ni le secret
Sans me rendre vieux ni sage
Seulement voyageur, voyeur, passant