Pourquoi n’ai-je jamais entendu le son de ta voix,
Les mots de ta langue ?
Pourquoi n’as-tu pas plus tôt lancé ce cri
Cet appel ?
Pourquoi dis-tu connaître le sort du mensonge,
Le sort du silence ?
Quelle drôle de nuit, que celle de nos incertitudes
De nos aveuglements !
Nuit d’amour non dévoilé, de matins sans aube
De lunes effacées
Quel sombre réveil, alors que tu es partie tôt
Que tu n’as peut-être jamais été là
A l’autre creux du lit
Sans draps
Je tire les rideaux sur cet étrange parfum
Dont je ne saurai jamais le nom
Ni la fleur
Ni le corps qui le porte
Lorsque mes yeux chavirent au bout de ta rumeur