Miroirs, tournez
Le dos au Triste Chevalier
Voilez votre regard
Ne montrez pas
L’armure déchiquetée
La côte déchirée
Tournez vos yeux et vos esprits
Effacez le reflet
Des rêves inassouvis
Des bras prostrés
Au soir de chaque bataille
Contre le Vent
Contre l’Infâme
Alors que le sol porte encore la trace
D’un autre possible
Perdu dans la brume tardive
Couvrant le cours d’une famélique rigole
Un jour fleuve grandiose
Coulant majestueux
Souvenirs d’un mirage
Emporté par la tempête