Parler du bonhomme, parler, parler de l’instant
Lever l’inconnue, ouvrir la fenêtre, laisser entrer le vent
Vêtu de marronnier, vêtu d’oliveraie, vêtu d’herbe et de glaïeuls
Porter le feu recueilli vers une autre prouesse
Les nuages claquent sans espoir de retour, le bonhomme pleure
Son nom est perdu, il n’a plus d’image à graver dans la cire
Il n’a plus la force du recommencement, du cri
Du souvenir tant de fois visité sans jamais l’avouer
Fermer les yeux, partir vers l’immobile du haut de son dernier baiser
Poser le pied sur le sol disjoint où naquit autrefois la lumière
Se laissant porter par la barque qui n’a plus d’orient