Laisse-moi répondre avec mon silence Lourd de tant de vie De tant de regards assurés, affolés Silence des moments forts Aux visions revenantes Silence du désir sans limite D’espoirs et de courses folles Par les champs imaginaires De l’ombre de ton co...
Arracher Quelques gouttes de mer Glissant sur les rochers Enlever Les barrières invisibles Figées de certitude Porter Le fardeau mi-honte, mi espoir A la lumière du jour Ouvrir Un passage entre les mots Aux allures de menace Craindre Seulement le silence...
Assemblages Dans un monde disparate Sans sol, sans mer, sans ciel Sans nuages Pour accrocher le regard Pauvre marin que je suis Je ne sais naviguer sans étoile Sans repère Sans motif, sans espoir.
Ciel obscurci Regard couché Sans larmes Mensonge Renouvelé Une voix Au timbre haut Prend les rênes De l’instant Lentement Une lumière Perce Le sol rocheux Le corps Se redresse Attentif Un mot suffit Pour effacer La solitude Pour ouvrir L’horizon D’un...
© Jorcas
Lumière sans phare Mer sans marins Le goût du sel emplit ma bouche D’un souvenir ancien, trop ancien Pour servir d’excuse ou de réponse Ouvrir les yeux Sauter de récif en récif Serrer la gorge et les poings
Encre bleu Plume d’oiseau Volée À l’orée du vent Fuyant Vers l’étoile Perdue Dans la nuit De son sang
Aucune Source De lumière Ne dévoilera Ton nom Aucune Parole Magique Ne guidera Tes mains Cherchant Avides Le sens De leur quête
Ami lecteur : Deux semaines de promenade andalouse Je reviens autour du 15 novembre
La couleur du vent Le cri du cristal Paroles Rayons de lumière Arc-en-ciel Souffle Qui gonfle les voiles Endormies D’un automne Passager Mes yeux Reprennent le fil Chaleur Des mots amis Merci
Au loin L’eau aux reflets dorés Coule et répète le nom Que les arbres ont jeté De la pointe de leur ombre Il y a plus mauvaise compagnie Il y a des silences plus lointains Il y a l’épreuve du temps Et la lourde, très lourde épreuve de soi
© Jorcas
Porter chaque pierre Chaque grain de ciment Avec le même rituel Forcer le pas Vaincre la peur Embaumer les silences Enfouis en eux-mêmes
Monsieur Votre chapeau est du coté Sombre Exposez-vous À la lumière crue Des regards vrais
Ce qui t’éloigne de l’horizon N’est pas la voile de ton esquif Ne soulève pas le bord de la mer Ne déchire pas les papiers chargés d’images D’un autre temps Va enroulant le silence sur les heures Et sur les questions aux réponses brisées Va, c’est tout...
Qui peut-elle être? Qui est-elle? Un mirage… Un mensonge… Un rêve… Un caillot de mon sang Balloté dans une mer démontée
Lumière à contre jour Mots au compte gouttes Amour à contre cœur
Soudain Le flot de mots Inonde le papier Ouvert A toute parole Sans identité certaine Soudain L’arôme des chants Barbares Renaît D’un bouton de fleur Du jardin invisible
Aller accroché aux mots-repères Arbre, mer, fontaine Bruler un encens imaginaire En l’honneur de dieux inexistants Figurines de cire Portant malheurs et espoirs De rive en rive De matin en matin
Courir les mots De telle ou telle bouche En guise de vie En guise d’espoir En guise de chemin de fuite Vers les nuages Vers les terres vertes Vers l’au-delà La porte à côté De la belle mort La porte à côté du silence Du vide de l’esprit Mâché, malaxé,...
A mots découverts Il trace sa route Sinueuse comme il se doit Il y a tant à connaître Il y a tant de mystères Derrière la moindre fleur Il y a tant de beauté A saisir dans chaque regard La ligne droite est la plus courte Vers la mort seulement
L’ombre cherche sa tour, Le tronc de l’arbre lointain Les feuilles vénèrent L’arrivée de la sève Moi, je suis le chemin À la recherche de repères A la recherche d’un plaidoyer D’une excuse De la source du mouvement Qui m’entraine Aveugle et haletant
Il faut creuser le sillon Accrocher la lumière Saisir le vent Alors, peut-être La fenêtre invisible S’ouvrira-t-elle encore une fois
Grande Dame et Petit Monsieur Main dans la main Chaque matin Passent la grande porte Traversent le pont S’éloignent lentement La vie de la nuit s’efface Chacun maintenant seul Va de son pas indécis Vers la moitié triste de son destin
Le vent qui souffle De l’autre côté d’Al-āl-Baħr āl-Mutawāsi ṭ Nous entoure De l’odeur puissante De l’espoir