Je construis une Oreille Sélective. On me propose de la vendre chez les commerçants de prothèses auditives. Je ne sais pas si j’aurais un fort succès économique, car elle risque de ne pas être assez chère. Je préfère l’offrir. Entre fous, poètes, chômeurs,...
Lire la suiteLe petit canal perd son corps, sa couleur, ses rives au passage de la grande roche brune L’eau fait des tourbillons pour s’accrocher aux rayons de lune Les nuits douces comme des baisers d’amoureux Au-delà c’est l’interdit, le lieu sans nom, l’ombre du...
Lire la suiteVoilà quelque chose qui commence de manière brumeuse. Comme ma tête en ce moment, que voulez-vous. Ca part d’une bonne intention : J’ai envie, j’ai besoin d’écrire quelque chose, de me dire : oui, mon petit, tu es encore vivant, ta cervelle n’est pas...
Lire la suiteTout le tralala! Hymne national, musique militaire, tapis rouge, garde républicaine à cheval. J’ai été reçu en France vraiment dans les règles. Il était temps car je commençais à perdre patience et dans ce cas je ne garantis rien ; je peux réagir brutalement...
Lire la suiteBoite en carton, cachette de songes lavés par la pluie Le sage, d’un doigt menaçant, me montre le danger Dans ma précipitation, je tourne la tête du mauvais coté Je n’aurais pas de recours à ma peine Je n’aurais pas droit au lit douillet pour âmes tendres...
Lire la suiteS’il vous plait, je voudrais un stylo-plume merveilleux, à encre rose, capable d’écrire de lui-même quelques menus romans tendres à me lire le soir, avant mon sommeil. Je crains, madame que vous fassiez erreur. Il est bien marqué papeterie sur notre façade,...
Lire la suiteJe rêve souvent de brancher ma tête directement sur mon clavier pour y transcrire sans délai les idées qui me viennent plutôt que de les renvoyer à plus tard, après avoir trouvé un moment, puis mis en route l’ordinateur, puis attendre qu’il veuille bien...
Lire la suiteLa bâtisse de l’hôtel se trouvait à l’orée du village, sur un petit promontoire qui dominait la vallée et qui permettait une belle vue sur l’ensemble. J’avais pas mal trainé dans la vieille ville, fort jolie et bien entretenue et beaucoup rodé autour...
Lire la suiteAssis aux portes de l’heure Transfuge, vivante A l’orée de sa chaleur Salué des futurs disparus Grouillant de l’ignorance Qui guide leur démarche brouillonne Dans le lacis des branches basses Fleuries, gorgées de sucs gouteux Offerts sans aucune contrainte...
Lire la suiteJe vis dans une ile. Une vraie, perdue au milieu d’une mer sans limites, sans d’autre terre à l’horizon. Je ne sais pas comment je suis arrivé là. Quel a été mon naufrage : un bateau perdu ? Un avion dérouté et sans kérosène ? Mon imagination ? Pour le...
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